La lourde condamnation pénale d’un homme porteur du titre d’ostéopathe pour agressions sexuelles, sidère la profession toute entière.
Qu’un individu, ayant reçu l’autorisation de porter le titre d’ostéopathe après la publication des décrets de 2007, soit responsable de tels délits est un traumatisme pour toute la profession. Imaginer que notre pratique ait été dévoyée sur des victimes innocentes glace le sang, et c’est vers elles que va notre profonde compassion.
Si hélas les actes d’agressions sexuelles peuvent être commis dans toutes les catégories de la société, quand une profession de la santé sert de terrain à de tels agissements délictueux voir criminels, la gravité en est d’autant plus augmentée qu’il y a trahison de l’indispensable confiance entre le thérapeute et son patient.

« Une agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise (Articles 222-22 et suivants du Code pénal). »

La main de l’ostéopathe n’est pas séductrice, encore moins contraignante ou menaçante.

Le toucher constitue l’outil-sens principal de l’ostéopathe. Il s’agit d’un « toucher connaissant » parfois difficile à traduire en mots : « Des doigts qui pensent, sentent, voient et savent… » selon Sutherlandt.
Il peut aussi paraître paradoxal au profane que les ostéopathes désignent par le mot « écoute » l’évaluation par le toucher de tensions et dysfonctions puis la correction de ces tensions.

Il est évident que l’érotisme n’a pas de place dans cette médecine ostéopathique dont la main bienveillante et son toucher est l’élément central de la compréhension de la lésion et du soin ostéopathique à pratiquer.

Déontologie

Dans le code de déontologie qui préside à l’adhésion au syndicat « Médecine Ostéopathique » le premier devoir du professionnel après le respect de la législation est :

Article 4

Dignité – Moralité – Probité
L’ostéopathe, au service de l’individu et de la santé publique, exerce sa mission dans le respect de la vie et de la dignité de la personne humaine. Une conduite morale irréprochable et un respect des principes de probité sont primordiaux dans les relations de l’ostéopathe avec ses patients. L’ostéopathe doit faire preuve de la plus grande diligence dans l’accomplissement de sa profession. L’ostéopathe doit également observer à l’égard de ses patients une attitude empreinte de dignité, d’attention, de réserve et d’indépendance.

Plus loin :

Article 10

Déconsidération de la profession
L’ostéopathe doit s’abstenir, même en dehors de l’exercice de sa profession, de tout acte de nature à entacher l’honneur ou la dignité de celle-ci.

Lire code de déontologie

L’éthique des ostéopathes impose le respect de la déontologie, on ne peut que souhaiter qu’un code de ce type soit opposable à tous les professionnels.

Ordre des Ostéopathes

Pour avoir la certitude qu’aucun acte déviant ne pourra entacher la profession sans être sanctionné par une instance disciplinaire de la profession il faut construire un ordre professionnel.
La justice protège les victimes, et condamne l’agresseur !
Un ordre protège les patients et aussi la profession quand sa pratique est dévoyée et porte atteinte à son intégrité.
Toutes les professions à haut niveau de responsabilité se sont dotées d’un Ordre professionnel, car elles savent malheureusement qu’un diplôme obtenu ne garantit pas la probité de l’individu.
Pour faire porter la déontologie et plus largement les règles spécifiques à l’Ostéopathie, notre seule voie est l’auto discipline, l’auto organisation.

Cette voie porte un nom : un Ordre des Ostéopathes.

Le bureau

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